amortissement voiture société
Amortissement voiture société : comment calculer la part fiscalement déductible ?

Amortissement voiture société : comment calculer la part fiscalement déductible ?

2 février 2026

L’achat d’un véhicule par une TPE pose des questions fiscales et comptables fréquentes : quelle partie du prix est réellement déductible, comment calculer l’amortissement fiscal, et quelles précautions prendre pour éviter un redressement ? Les règles diffèrent selon que le véhicule est considéré comme véhicule de tourisme ou véhicule utilitaire, selon sa motorisation (thermique, hybride, électrique) et selon les plafonds fiscaux applicables. Cet article détaille la méthode pratique de calcul et les principales précautions.

Cadre général et distinction des catégories

En comptabilité, un véhicule acquis par une société est immobilisé et fait l’objet d’un amortissement. Sur le plan fiscal, l’administration limite la déductibilité de l’amortissement pour les véhicules de tourisme par l’application de plafonds. À l’inverse, les véhicules utilitaires strictement aménagés pour le transport de marchandises bénéficient souvent d’une déductibilité intégrale.

  • Véhicule de tourisme : plafond d’amortissement fiscal (montants indicatifs à vérifier dans le BOFiP), durée usuelle d’amortissement en pratique 5 ans.
  • Véhicule électrique : plafonds plus favorables dans certains cas ; vérifier les conditions d’application.
  • Véhicule utilitaire (PTAC, aménagement) : déductibilité généralement intégrale si la qualification est justifiée.

Plafonds indicatifs et vérification

Les montants à retenir évoluent et peuvent dépendre des émissions de CO2 et du type d’énergie. À titre indicatif, on rencontre souvent les montants suivants : 18 300 euros pour certaines voitures thermiques et un plafond plus élevé (ex. autour de 30 000 euros) pour certains véhicules électriques. Ces chiffres doivent être confirmés sur le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFiP) ou auprès de votre expert-comptable avant de bloquer la comptabilité.

Méthode pratique de calcul

L’amortissement linéaire est la méthode la plus courante : le prix retenu fiscalement (c’est-à-dire le prix d’achat ou le plafonnement applicable) est réparti sur la durée d’amortissement. La part fiscalement déductible correspond à l’annuité calculée sur la base du prix retenu, la différence entre l’amortissement comptable (sur le prix réel) et l’amortissement fiscal étant à réintégrer fiscalement.

Exemple chiffré

Prix d’achat réel : 30 000 €

Plafond fiscal retenu : 18 300 €

Durée d’amortissement : 5 ans

Annuité comptable : 30 000 ÷ 5 = 6 000 €

Annuité déductible fiscalement : 18 300 ÷ 5 = 3 660 €

Montant à réintégrer chaque année : 6 000 − 3 660 = 2 340 €

Écritures et réintégration fiscale

La réintégration se traduit par une majoration du résultat fiscal dans la liasse lors de la détermination du résultat imposable. Concrètement, l’entreprise comptabilise l’amortissement sur la base du prix d’achat et, lors de l’établissement de la liasse fiscale, inscrit la différence non déductible en réintégration. Il est important de conserver le calcul détaillé et les justificatifs en cas de contrôle.

Cas particuliers : leasing, TVA, usage mixte

  • Leasing/LOA : les loyers sont généralement déductibles dans la limite des plafonds fiscaux applicables ; l’option d’achat peut engager un traitement différent.
  • TVA : la déductibilité de la TVA dépend de l’usage professionnel et du type de véhicule ; pour les véhicules de tourisme, la TVA est souvent non récupérable sauf exceptions.
  • Usage mixte (professionnel et personnel) : il faut pouvoir justifier la part d’utilisation professionnelle (carnet de bord, attestation), cela influence la déductibilité des frais.

Conseils pratiques

  1. Conservez la facture d’achat, le bon de livraison et la documentation technique (PTAC, aménagement).
  2. Tenez un carnet de kilométrage si le véhicule est utilisé aussi à titre privé.
  3. Demandez une attestation du fabricant ou de l’aménageur pour les véhicules utilitaires afin de prouver la nature utilitaire.
  4. Faites valider votre traitement par un expert-comptable et vérifiez les plafonds et règles sur le BOFiP avant dépôt de la liasse.

En résumé, la méthode est simple : déterminer la qualification du véhicule, retenir le prix fiscalement déductible (en appliquant le plafond éventuel), amortir sur la durée retenue, puis réintégrer la partie non déductible. Cette approche, documentée et validée, limite le risque de redressement.

En savoir plus

Comment calculer l’amortissement d’un véhicule de société ?

On commence simplement, ensemble. Prenons ce véhicule de 2022, 130 g/km de CO2, acheté 5 000 euros de plus que la limite admise en compta, voilà le cadre. Le plafond retenu est 18 300 euros, ce qui donne 18 300 divisé par 5, soit 3 660 euros d’annuité déductible. Si l’annuité comptable est de 5 000 euros, il faudra réintégrer la différence, 5 000 moins 3 660, donc 1 340 euros, au résultat fiscal. Pas glamour, mais clair. On vérifie aussi le kilométrage, l’usage professionnel, et on garde les justificatifs pour l’administration, vraiment, c’est essentiel.

Comment calculer l’amortissement d’un véhicule d’entreprise ?

On prend un cas concret, parce que ça aide à voir clair. Voiture de tourisme achetée 30 000 euros, amortissable sur cinq ans normalement. En comptabilité on a donc passé des annuités de 30 000 divisé par 5, soit 6 000 euros par an. Fiscalement, le montant admis est plafonné, ici 18 300 divisé par 5, donc 3 660 euros déductibles chaque année. Résultat, il faudra réintégrer la différence entre comptabilité et fiscalité, 6 000 moins 3 660, soit 2 340 euros. On note l’écart, on documente, et on garde son calme. Et on échange avec le fisc ou le conseil, pour éviter les mauvaises surprises.

Quelle durée d’amortissement pour un véhicule ?

Dans la pratique, pour un véhicule neuf on part généralement sur cinq ans, simple règle, pas de mystère. Si la bête roule non stop, usage intense, le comptable peut choisir quatre ans, et oui ça arrive pour les véhicules de livraison ou quand on veut refléter la vraie usure. Pour un véhicule d’occasion, on réduit la durée, logique, on prend en compte l’utilisation précédente et l’état réel. Astuce, toujours documenter l’utilisation, les kilométrages, les contrats. Et si on hésite, on en discute en équipe ou avec son expert comptable, on ajuste, on apprend et on avance, ensemble, et sans panique.

Quel est le plafond d’amortissement fiscal pour les véhicules de société en 2025 ?

Bonne question, parce que les règles bougent mais parfois elles se stabilisent. En 2025, pour les véhicules électriques le plafond d’amortissement déductible reste fixé à 30 000 euros, point. Concrètement, si la voiture coûte 45 000 euros à l’achat, on ne retiendra fiscalement que 30 000 euros pour calculer l’amortissement déductible. Le surplus, 15 000 euros, ne sera pas pris en compte dans l’assiette déductible. Bilan pratique, il faut anticiper les choix d’achat, comparer coût total et avantages fiscaux, et surtout garder les factures, les décisions et les simulations à portée de main. On en parle en réunion, on calcule, puis on tranche.

Image de Alix Van Der Meer
Alix Van Der Meer

Passionnée par l'art de vivre et les voyages, Alix Van Der Meer partage ses découvertes sur la beauté, la mode et le lifestyle. À travers son blog, elle explore des sujets variés comme les tendances mode, les astuces shopping, les loisirs à découvrir et les destinations inspirantes pour les femmes modernes. Alix aime dénicher des pépites de style et des conseils pratiques pour s’épanouir dans son quotidien tout en voyageant à la découverte de nouvelles cultures. Son objectif est d'inspirer ses lectrices à vivre pleinement, avec élégance et curiosité, chaque moment de leur vie.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Nous suivre sur Facebook
Articles populaires